UNIVERS - COSMOLOGIE COSMOGONIE - ORIGINE

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JEAN-CHRISTIAN MICHEL

COSMOLOGIE ET COSMOGONIE - L'UNIVERS CYCLIQUE :
THEORIE
COSMOLOGIQUE ET HYPOTHESE COSMOGONIQUE

Univers Trou noir

L'univers en questions :

L’Univers est-il fini ou infini ? L’Univers a-t-il une forme ? Quelle est la taille de l’Univers ?
L'Univers est-il soumis à un cycle ? Existe-t-il un seul ou une multitude d'Univers ?


La vision de l'Univers d'Albert EINSTEIN:

"Il n'existe que deux choses infinies, l'Univers et la bêtise humaine... mais pour l'Univers, je n'ai pas de certitude absolue".------------------------

Albert EINSTEIN

UNIVERS -COSMOLOGIE, COSMOGONIE - UNIVERS CYCLIQUE - SOMMAIRE

DEFINITION DE UNIVERS - COSMOLOGIE ET COSMOGONIE - UNIVERS CYCLIQUE - DEFINITION COSMOLOGIE - DEFINITION COSMOGONIE - THEORIE COSMOLOGIQUE DE L'UNIVERS - HYPOTHESE COSMOGONIQUE - THEORIE DE L'UNIVERS CYCLIQUE - BIG CRUNCH - ORIGINE DE L'UNIVERS - BIG BANG - UNIVERS, PHILOSOPHIE, RELIGION ET SCIENCE - L'HYPOTHESE SCIENTIFIQUE - NOUVEAUTE UNIVERS CYCLIQUE

DÉFINITION UNIVERS

L'univers est l'ensemble de tout ce qui existe, choses et phénomènes physiques objets de la science, allant de l'infiniment petit de la mécanique quantique à l'infiniment grand de l'échelle cosmique.

INTRODUCTION À LA COMPRÉHENSION DE L'UNIVERS : COSMOLOGIE ET COSMOGONIE

La cosmologie se distingue de la cosmogonie, par le fait qu'elle repose sur des données scientifiques vérifiées, alors que la cosmogonie propose des hypothèses métaphysiques ou théologiques. Mais comme toute théorie scientifique se construit sur des observations étayant une hypothèse, la réflexion cosmogonique offre un starter à la cosmologie.

COSMOLOGIE DÉFINITION

La cosmologie est la science globale de l'Univers, de sa structure, de ses lois... La cosmologie étudie naissance et expansion de l'Univers : Big-Bang, particules, étoiles, galaxies, alchimie stellaire, planètes, etc. pour tenter d'en comprendre les mécanismes.

Comme on ne peut observer que le présent et le passé de l'Univers, la cosmologie étudie principalement son histoire : la science du cosmos relate des observations en remontant le temps aussi loin qu'il est possible, et essaie de les expliquer. Et comme à l'échelle cosmique, la lumière met du temps à "cheminer" jusqu'à nous, l'image qui nous parvient illustre un phénomène datant peut-être de milliards d'années.

La cosmologie élabore par ailleurs des hypothèses sur le devenir de l'Univers, mais toujours à partir de faits constatés (par exemple, l'observation d'une dispersion accrue des galaxies permet de se rallier à la thèse d'une accélération de la vitesse d'expansion de l'univers).

La cosmologie fait appel à l'astronomie, à l'astrophysique, à la physique théorique, à la physique quantique, aux mathématiques. C'est dire si la cosmologie, en envisageant l'Univers dans son ensemble, touche ainsi à presque toutes les disciplines ! Parce qu'elle aborde désormais l'Univers en tant que système physique, l'astrophysique révolutionne la cosmologie, en lui permettant du même coup de s'affranchir de métaphysique et religion

COSMOGONIE DÉFINITION

La cosmogonie vise à établir une hypothèse, voire une théorie intuitive sur l'origine et le futur de l'Univers en partant de TOUT l'imaginaire humain : interrogations philosophiques ou croyances religieuses, mais aussi bases scientifiques. La cosmogonie intégre ainsi les mythologies et les convictions mystiques relatives à la naissance de l'Univers, de la terre et de l'humanité. Elle s'appuie sur la réflexion métaphysique et les données acquises de l'astrophysique. Cosmogonie et cosmologie ne sont pas totalement dissociées en ce sens qu'elles sont toutes deux en quête de connaissance, et peuvent donc s'interpénétrer : la cosmogonie tente la synthèse imaginative et novatrice de l'utopique humain et des acquis de la science.

THÉORIE COSMOLOGIQUE ACTUELLE

La théorie du Big-Bang et les théories de l'univers cyclique

Depuis la fin du siècle dernier, l'humanité dispose pour la première fois d'une théorie crédible pour l'odyssée la plus fabuleuse de tous les âges : celle de l'origine et de la constitution de l'Univers.

Une "lumière fossile" venue de la nuit des temps raconte l'explosion "initiale" du Cosmos, source de sa phase d'expansion : c'est le fameux "Big Bang" des astrophysiciens anglo-saxons. Des hypothèses éclosent et tentent d'être étayées jour après jour pour comprendre la dynamique de cette période encore récente s'étendant pourtant sur quelques... quatorze milliards d'années. Très récemment des compilations d'images du télescope HUBBLE, nous font remonter le temps jusqu'à l’Extreme Deep Field ou XDF, à 500 millions d’années seulement du Big Bang, confirmant par la dimension, la forme et la luminosité de ses galaxies la justesse de la théorie... En attendant les informations du futur télescope de James WEBB dont la vision infrarouge permettra une observation d'images encore plus proches du centre d'explosion.

La théorie cosmologique actuelle soutient la thèse d'un Big Bang à l'origine de l'Univers, avec un cosmos voué par la suite à une perpétuelle expansion. Mais cette théorie officielle, (jusqu'ici vérifiée) n'explique en rien la formation du Big Bang lui-même.

Les théories d'un Univers cyclique, alternatives au modèle du Big Bang avec son expansion perpétuelle, si elles ne fournissent pas la preuve de sa génèse, ont à la fois le mérite de ne pas dater l'Espace-Temps (le point zéro), et l'avantage de soulever un infini d'autres hypothèses sur son origine.

UNE HYPOTHÈSE COSMOGONIQUE : LA THÉORIE DE L'UNIVERS CYCLIQUE
Théorie élaborée dans l'ouvrage "Lumière métaphysique et Cosmogonie." de Jean-Christian MICHEL (1980)

 

Univers par Trémois

 

Illustration de Trémois pour "Lumière" de Jean-Christian Michel (1980)

 
ORIGINE, HISTOIRE ET DEVENIR DE L'UNIVERS

Les cycles de l'Univers font alterner infiniment petit et infiniment grand,
infiniment dense et infiniment dispersé, infiniment chaud et infiniment froid.

Hypothèse de l'Univers cyclique. Le Big Bang, Explosion ou Implosion ?

Tout laisse à penser que règles qui régissent l'univers ne sont pas un effet du hasard, mais celui d'une "intelligence" : car une "programmation" de cycles assortis de lois physiques semle une évidence.

 Difficile en effet de penser que le fantastique phénomène cosmologique appelé Big Bang soit né de... rien, à un moment précis, bien stigmatisé dans le temps : pourquoi ne pas plutôt imaginer la fameuse explosion "initiale" consécutive à l'implosion d'un "Univers antérieur" ? Un Univers inverse du notre, soumis quant à lui à une immense contraction, sur une période de centaines de milliards d’années ?

Et si, rejoignant certaines philosophies millénaires, l'Univers était cyclique, faisant l'objet d'un gigantesque cycle "respiratoire", avec une phase d'expansion succédant à une phase de contraction, ou vice-versa, ou encore, sait-on jamais, les deux à la fois, en contraction-expansion continue, sans fin, en un éternel recommencement . Reste la question de l'Origine absolue de tout cela...

Mais revenons-en à l'essai d'explication cyclique.

Comment les choses ont-elles pu se passer ? ... Et quel est le très lointain avenir de notre Univers actuel ?

Il était une fois... l’Univers

Le Big Crunch : Une contraction de l'infiniment grand vers l'infiniment petit

Le "Big Crunch" désigne un cycle de contraction de l'Univers. Ce cycle immense s'étalerait sur des milliards d'années, pour aboutir à un effondrement total en un foyer central que nous appellerons alpha :

L'intensité de la force gravitationnelle va réduire la globalité du cosmos en un espace infinitésimal - imaginons une dimension infra-atomique. le Big Crunch représente alors le négatif du Big Bang :

Le cœur central gravitationnel attire les éléments, absorbe juqu'aux vibrations elles-mêmes, puis annihile, fusionne et potentialise le tout en une mystérieuse obscurité absolue, induisant partout ailleurs le vide intégral. L'Univers du Big crunch s'est ainsi condensé en un infime "trou noir", densifié en une masse d'un poids incalculable... Mais ce "trou noir" ultime ne détruit pas les particules entrantes. Au contraire il va les transmuter, les sublimer en une configuration d'énergie encore plus subtile : celle du codage de l'univers futur.

Big crunch, Big bang et Écriture de la Spiritualité.

L'instant 0 réputé comme "initial" du cycle dans la théorie du Big-Bang, est plus probablement un changement de type d'énergie : il n'y a pas de création spontanée de matière ! Seulement un transfert d'énergie d'un cycle à l'autre. En flux continu ? l'avenir nous le dira. L'implosion transmute des impondérables spirituels, qui portent en eux la mémoire de la Création et l'Écriture de son Futur.

Notre Univers, sphère en expansion programmée, de l'infiniment petit vers l'infiniment grand

Car une force illimitée a embrasé les éléments, les portant alors à leur température ultime : infini ardent de milliards de milliards de trilliards de degrés. L’explosion développe rapidement une gerbe de feu au cœur du Grand Vide, perpétuant un extraordinaire dessein intelligent... C'est cette lumière fossile qui apparaît dans nos téléscopes quelques 14 milliards d'années plus tard. Quarks, leptons, bosons et autres sous-particules "insécables" s'agglutinent, s'associent en éclaboussures de lumière, répondant ainsi à une programmation sélective, pour s'inventer une première ébauche "sous-particulaire" de l'Amour.
L’Univers étend son espace dans toutes les directions, sphère flamboyante, élaborant sa propre stratégie spatio-temporelle. Des programmes complexes de "réchauffements stellaires" alternent avec la formation d'inévitables "trous noirs", régénèrent et dopent l'énergie. Ils conduisant son expansion à une "vitesse en accélération permanente”, ce qui explique ainsi l'accroissement futur de la distance entre les galaxies.

La dilatation de l'Univers se poursuit inéluctablement, probablement sur des centaines de milliards d'années : "Patience dans l'Azur" écrit Hubert REEVES évoquant cette inexorable extension... S'éloignant du centre gravitationnel, toujours plus loin, toujours plus vite, comme imparti d'une impérieuse mission.

Le phénomène d'accélération a conduit la plupart des astophysiciens à établir un modèle d'univers éternellement en expansion, de plus en plus froid et de plus en plus vide. Et c'est justement cette implication du refroidissement unanimement reconnu qui va contredire - comme nous le verrons plus loin - la thèse de l'expansion perpétuelle.

La matière se disperse démesurément, suscitant la perte de masse de ses particules, la décompression générant des températures effroyablement basses... L'Univers se dilue jusqu'à devenir un "Infiniment Grand, en route vers une glaciation intégrale, le zéro absolu ".

L'Espace-Temps.

Espace et Temps évoluent ensemble, interfèrent et s'imbriquent, indissociablement liés. L'espace est courbe. Le temps est courbe. Facile à concevoir, puisqu'il sont cycliques, partant du point Alpha pour revenir comme nous le verrons à la même origine, après avoir atteint leur apogée au pôle que nous appelerons Oméga où la stagnation glacée va faire basculer l'univers en sens inverse.

L'idée fondamentale de Jean-Christian Michel : Au pôle Oméga, le zéro absolu fige l’Univers un instant et déclenche le basculement de cycle.

À cette limite, l'Univers vient soudain de stopper son expansion : il a atteint sa dimension maximale, des milliards de fois sa taille actuelle. La détente est aboutie. Le refroidissement atteint son paroxysme au pôle Oméga, l'ether se coagule en un brouillard de glaciation ultime : Le zéro absolu s'affiche l'espace d'un instant - à moins 273,15 ° C. Qui dit zéro absolu dit arrêt de "vie" atomique, stagnation, toutes particules figées. Un point mort, une Mort, Hiver de l'Énergie ?

Origine et essence de l’Univers ?

Tout infini ne peut se concevoir sans éternité et toutes les questions peuvent alors se poser : L'Univers a-t-il une origine ou est-il comme le pense SPINOZA sans début ni fin ? L'Univers est-il un macrocosme limité dans un espace illimité, ou au contraire un cosmos illimité, à la dimension de son propre infini ? L'Univers est-il unique, ou n'est-il que partie d'un système encore plus complexe ? Le cycle de l'Univers est-il permanent, les deux phases d'expansion et de contraction coexistant en cycle perpétuel à l'image de ces courants océaniques cycliques, ou bien se scindent-elles en deux périodes bien distinctes ?

Et si... les tout premiers instants de l'Univers avaient commençé à l'envers par la phase de glaciation (Néant en devenir, concrétisant une "fumée" de particules glaciales (champ de HIGGS) à dilution "homéopathique", vouées à se condenser en Big Crunch ) ?

L’Univers se contracte vers le point Alpha sous l'effet gravitationnel. Théorie du Big-Crunch.

Quelle que soit l'hypothèse retenue, au colossal point de basculement Oméga, l'Univers apparaît bien comme infiniment dilué et figé l'espace d'une nanoseconde. La gravitation universelle reprend ses droits : les hallucinants ethers congelés se remettent doucement en mouvement, livrés à la puissante et graduelle contraction de la gravitation centripète. L'Univers va se rétrécir très lentement sur lui-même... C'est le Big Crunch !

Les particules se rapprochent, se ressèrrent, se réchauffent doucement. Au cours de milliers de milliards de siècles que le temps va alors générer... C'est pour la "Vie" une évidente autre chance d'éclore. Patience encore dans ce flux, au sein de nouvelles étoiles et planètes en formation, galaxies inversées, ... L'Univers navigue désormais bien vivant et tout autant affairé vers son pôle d'implosion, insouciant de ce qui l'attend...

Puis le cosmos se concentre dans un Vide de plus en plus total, accroît inéluctablement sa densité, s'échauffe, devient bientôt inintelligible, brûlant, angoissant, menaçant...

Car la directive fatale du Terme de ce long cycle se profile impérieuse : irrésistiblement attiré vers le focus gravitationnel, l'Univers se rétracte maintenant violemment. Les galaxies s'entre-choquent, s'interpénétrent, se volatilisent, fusionnent, se condensent...

À une vitesse sidérale, la spirale se resserre. Molécules, atomes, particules et vibrations vrillent l'espace, et s'engloutissent d'abord en un gigantesque trou noir, puis infime centre de gravité. Été cosmique meurtier par son trop-plein d'énergie.

Dans le transfini d'un Cosmos en mutation, le Grand Tout parachève le programme de son futur : L'Univers implose, rebondit et rejaillit en un fracassant et lumineux Big-Bang !

L'Écho de l'Espoir se répercute bien au delà de cette apocalypse créative : Un Univers flambant neuf vient d'embraser les ténèbres de cendres d'or, pour s'élancer de nouveau à l'assaut de l'éternité.

Univers cyclique : Les deux phases du Cycle de l'Univers - Résumé :

Univers cyclique : phase d'expansion du cycle : Big Bang.

Succédant à l'explosion initiale, l'Univers se développe en une sphère harmonieuse, générant le nouvel espace-temps courbe qui lui sera nécessaire pour atteindre son immensité infinie et son refroidissement absolu au point Oméga.

Univers cyclique : phase de contraction du cycle. Big Crunch.

Profitant de la "Mort atomique" de l'Univers au "zéro absolu", la gravitation universelle s'empare des particules paralysées. Elle les attire irrésistiblement vers son noyau central Alpha Ce "cosmos naviguant en sens inverse du notre" se réchauffe en un nouvel espace-temps qui le réduira, une éternité plus tard, à l'infime du point gravitationnel originel. La violence de l'implosion s'épanouit en nouveau Big Bang, relançant et perpétuant le cycle.

Philosophie, Religion et Science. La Mort dans le cycle de l'Univers

La Bible relate un Univers né des ténèbres, organisé selon un programme préexistant, "le Verbe". Les mythes hindous de l'univers cyclique, l'œuf cosmique chinois, les mythologies issues de l'Égypte ancienne ont émaillé les premières l'hypothèses cosmogoniques d'un univers cyclique.

À chacun des pôles du cycle de l'Univers, la "Mort" s'impose dans sa mission destructrice et régénératrice... Une fatalité léthale, "de glace" ou "de feu" abolit le passé pour permettre un futur à partir d'un programme virtuel préservé. Telle est la loi de la Vie. Temps et Espace bouclent leurs cycles en un éternel recommencement. Mais cet éternel n'est jamais semblable et se charge d'une "spiritualité" plus grande chaque fois : "Où meurt l'avenir naît la destinée..."

La "Mort" est le facteur de changement de la Vie. Elle élimine l’ancien pour faire place au neuf. Dans tout ce qui existe la "Mort" apparaît chaque fois comme une nécessité de reconstruction créative. Philosophies et nombre de grandes religions font apparaître la Mort comme fondementale à la Vie. Le cycle de l’Univers est le modèle de la règle.

LA MORT RÉGÉNERATRICE DANS LA PARABOLE DU GRAIN DE BLÉ

"Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul. S'il meurt, il porte beaucoup de fruit."

Evangile selon Saint Jean.

L'hypothèse scientifique.

Peter HIGGS : c'est "très agréable d'avoir parfois raison".

Devant l'importance du sujet que constitue l'Univers, il ne semble pas inutile au développement du savoir que des esprits imaginatifs proposent des hypothèses cosmogoniques inventives. L'imagination, l'intuition, jouent un rôle fondamental dans la science, d'ailleurs tout comme dans la création artistique et musicale. Les hypothèses hétérodoxes ont le mérite de secouer les théories conformistes, et ne peuvent que stimuler l'indispensable novation. Il est important de dire que les arts, sciences etc. exagérément subventionnés n'ont QUE RAREMENT ouvert la voie à des découvertes sensationnelles, cantonnant au contraire ceux-ci dans un immobilisme de bon aloi.

Le mathématicien, physicien et philosophe Henri POINCARÉ, dans son ouvrage "La science et l'hypothèse" a montré l'importance de l'hypothèse dans la progression de la connaissance. Le physiologiste Claude BERNARD, plaçait lui aussi l'hypothèse ("l'idée préconçue") à la racine de toute découverte (octroyant par ailleurs à l'observation et aux expériences le rôle non moins fondamental de vérifcation).

L'hypothèse cosmogonique et la science.

Une théorie non appuyée par les faits est condamnée à ne rester qu'une spéculation de l'esprit... Pour passer de la cosmogonie à la cosmologie, c'est à dire de l'intuition à la théorie scientifique rigoureuse, la vérification de l'hypothèse de l'Univers cyclique n'est sans doute pas pour demain : en effet l'explosion initiale a détruit tout ce qui l'a précédé ! Mais les particules portent peut-être en elles une mémoire... et un programme ! des calculs nous aideront à remonter le temps... Aussi les futures générations de mathématiciens et physiciens nucléaires ont du pain sur la planche !

Pour résoudre les mystères de l'Univers, la science doit parvenir à intégrer et unifier la gravitation qui régit les lois de la physique à l'échelle cosmique, aux systèmes de l'infiniment petit et de la mécanique quantique. En ce sens un progrès semble se dessiner aujourd'hui (sept2017) avec la stupéfiante découverte faite par le CERN de Genève, qui remet en cause un des grands postulats de la théorie D'EINSTEIN : les neutrinos sembleraient dépasser la vitesse de la lumière !

Nouveautés Univers cyclique - Dernières théories cosmologiques.

Dès les années 30, Albert EINSTEIN et Richard TOLMAN, ont envisagé la possibilité d'un Univers cyclique. Chaque jour, quelques sommités scientifiques viennent donner un nouvel élan à la théorie cosmologique cyclique de l'univers :

Stephen HAWKING de l'Université de Cambridge, pense lui aussi que l'Univers n'aurait pas un unique commencement, mais une multitude de commencements et d'histoires.

Roger PENROSE, physicien théoricien à l’Université d’Oxford et Vahe GURZADYAN du Yerevan Physics Institute d’Arménie, ont analysé les données du satellite WMAP de la NASA sur les 400 premiers millions d'années de l'Univers : pour eux les cercles concentriques du ciel micro-onde (identifiés par une température plus basse que leur environnement) pourraient être la conséquence de phénomènes ondulatoires antérieurs au Big Bang ! Ces cercles résulteraient de la propagation d'ondulations gravitationnelles générées lors du big crunch de la précédente ère. Même si cette théorie semble un peu prodigieuse, la thèse mérite d'être citée : le Big Bang ferait ainsi partie d’un véritable cycle, chaque explosion marquant le début d’une nouvelle phase de l’histoire de l’Univers.

Paul STEINHARDT de la Princeton University et Neil TUROK de la Cambridge University pensent de manière identique que l'Univers serait soumis à une succession de "Big-Bangs" et de "Big-Crunches", concluant des phases d'expansion et de contraction, et sans limitation dans le temps.

Mais, adhérents à la Théorie des "branes" (membranes), c'est selon eux la collision entre deux "branes" qui provoquerait le Big-Bang ou un Big-Crunch : ils estiment alors que l'Univers n'aurait pas besoin de passer par un infini de densité et de température, entre un Big-Crunch ou un Big-Bang. Autant dire que je ne partage pas ce point de vue et notons tout de suite que la théorie "M" qui a le mérite d'unifier celle des "supercordes" ne fait pas l'unanimité : elle présente l'inconvénient majeur de ne pas possèder la "symétrie conforme" chère à la théorie des cordes.

Supernova (Nasa)

En Oct 2011, trois astrophysiciens, Saul PERLMUTTER, Adam REISS et Brian SCHMIDT, viennent d'obtenir le prix Nobel de physique théorique pour leurs travaux sur l’expansion de l’Univers. Ils ont vérifié le phénomène d’accélération de l’expansion (énergie noire, en attendant mieux ?) par l'étude des supernovae, ces amas nés de l’explosion d’une étoile. “Si l’expansion continue de s’accélérer, l’Univers terminera dans la glace”, anticipe le communiqué de l’académie.

Une nouvelle particule "compatible" avec les caractéristiques du boson de Higgs, chaînon manquant dans la théorie des particules élémentaires, a été découverte, a annoncé mercredi 04 07 2012 l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern). Elle devrait par ailleurs lever le voile sur d'autres mystères de notre univers.

Bref, si les théories savantes tatônnent encore sur la génèse du Big-Bang, elles ont le mérite de remettre en question la théorie de l'expansion perpétuelle et d'accréditer de plus en plus l'idée d'un Univers cyclique.

Pour conclure, j'aime cette pensée de Jean XXIII : "L'Essentiel ne peut être que très simple". Mon hypothèse cosmogonique d'un Univers cyclique s'appuie sur les lois élémentaires de la physique connue. C'est ainsi que les extrêmes limites antagonistes atteintes aux deux pôles du cycle de l'Univers, en liaison avec la force de gravité (+ et - infini), en dimension, densité, température, semblent expliquer les phénomènes d'inversion de mouvement de l'Espace-temps :

- La mort atomique au zéro absolu, conjuguée à la force gravitationnelle, explique la contraction.

- La densité intégrale provoquée par l'implosion génère l'infini de chaleur et entraîne le Big Bang.

Si l'hypothèse cosmogonique "respiratoire" Expansion-Contraction... etc. rejoint ou conforte de grands mythes philosophiques et religieux, et qu'elle puisse aboutir un jour à une théorie cosmologique cyclique de l'Univers, elle ne saura jamais que suggérer une réponse au "Comment". Car l'intelligence humaine se trouve encore totalement démunie face à la question essentielle du "Quoi".

Jean-Christian MICHEL_____

* .Jean-Christian MICHEL, compositeur de musique et concertiste, docteur en médecine, actuel parrain du Neurodon dans le cadre de la FRC (Fédération de recherche sur le cerveau) à reçu à la Sorbonne en 1986, le prix des Sciences et de la culture, décerné par un jury composé de 6 prix Nobel (Wikipedia).

Jean-Christian Michel au planétarium du palais de la découverte

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