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ORGUE À TUYAUX, D'ÉGLISE OU LITURGIQUE
GRAND ORGUE LITURGIQUE & GANDES ORGUES
PAR JEAN-CHRISTIAN MICHEL COMPOSITEUR DE MUSIQUE

Grandes orgues à tuyaux avec trompettes en chamade

  GRANDES ORGUES LITURGIQUES DE CATHÉDRALE & CHAMADES

Orgue Liturgique d'Eglise à Tuyaux, Définition, Description, Fonctionnement. Grand Orgue, Positif, Buffet, Console, Clavier, Pédalier, Jeux, Registres. Histoire de l'Orgue, Instrument de Musique : l'Orgue Ancien, Classique, Romantique, Contemporain. Partitions, Cours, Concerts d'Orgue, Bach et Orgue

ORGUE ET ORGUES - SOMMAIRE

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ORGUE À TUYAUX, INSTRUMENT DE MUSIQUE ROI

ORGUE D'ÉGLISE À TUYAUX, OU ORGUE LITURGIQUE DE CATHÉDRALE

ORGUE DÉFINITION

L'orgue est un instrument de musique, caractérisé par un son soutenu, multitimbral, puissant et riche, qui désigne l'orgue liturgique d'église ou orgue à tuyaux, et les orgues amplifiées.

L'orgue d'église ou liturgique à tuyaux, est un instrument de musique à vent volumineux, constitué d'un assortiment de  tuyaux et jeux, résonnant sous la pression d'air (le vent) injecté par une soufflerie, et dont les notes sont émises par l'action de claviers, pédalier et tirants de registres. Chaque tuyau ne peut émettre qu'une seule note et ils sont assortis en jeux selon leur timbre.

Les orgues amplifiées : orgue Hammond, orgue électronique et orgue numérique, sont des instruments électro-acoustique, électoniques ou numériques qui restituent des sons censés imiter ceux de l'orgue à tuyaux.

ORGUE A TUYAUX CARACTÉRISTIQUES

L'orgue est un instrument à vent qui se distingue déjà des autres par sa taille imposante, mais aussi par sa capacité à prolonger le son aussi longtemps que le doigt reste appuyé sur une touche, à l'opposé du piano ou du clavecin. L'orgue se différencie aussi par sa puissance et la multiplicité de ses timbres, caractères qui lui ont valu l'appellation de "roi des instruments".

L'orgue est essentiellement composé d'un buffet, d'une console avec un ou des claviers, un pédalier, des tirants de registres, une soufflerie, un ou des sommiers, des tuyaux, et un mécanisme de transmission.

Il est associé de longue date à l'église, qui en a fait son instrument-roi depuis des siècles. "Orgue" a pour étymologie le mot grec "organon" (organum en latin), signifiant instrument, en rapport avec son système mécanique relativement complexe.

ORGUE EST-IL MASCULIN OU FEMININ ? ORTHOGRAPHE D'ORGUE

Enfin, le mot "orgue" présente une singulatité orthographique : Orgue est masculin au singulier et feminin au pluriel : un grand orgue, de grandes orgues. Souvenez vous d'amours délices et orgues !

  HISTOIRE DE L'ORGUE - ORIGINE ET HISTORIQUE DE L'ORGUE À TUYAUX

INVENTION DE L'ORGUE • CTESIBIOS IMAGINE L'HYDRAULE, ANCÊTRE DE L'ORGUE

Avant l'orgue il y a eu le roseau et le souffle humain. L'homme avait inventé la flûte, et parallèlement une sorte d'instrument à anche primitif, la "magudi" indienne, qui fut l'une des ancêtres de la clarinette. Ces instruments venus de la nuit des temps ont préfiguré les deux grandes catégories de jeux de l'orgue, les jeux "à bouche" et les "jeux d'anches".

L'origine de l'orgue remonte à environ 300 ans avant notre ère. C'est CTESIBIOS, ingénieur grec vivant en Alexandrie, qui eut le premier l'idée de concevoir une machine qui remplacerait le souffle humain pour faire sonner des flûtes, les aulos. Une cloche immergée dans l'eau fournissait l'air sous pression, généré par des pistons, pour alimenter les "tuyaux" : L'hydraule, ou orgue hydraulique venait de naître. Au début l'hydraule était un instrument tout petit. Mais cette machine connut un succès foudroyant, et multiplia très vite sa taille.

L'ORGUE PORTATIF À SOUFFLET EST UTILISÉ DANS LES JEUX DE CIRQUE BIEN AVANT D'ENTRER À L'ÉGLISE

Le nouvel instrument connaît un grand essor en Grèce et dans la Rome antique. Avec sa quinzaine de "tuyaux" en roseau de différentes longueurs et un système de tirettes en bois, cet orgue portatif, très sonore, était utilisé dans les fêtes païennes et les jeux de cirque. N'oublions pas de le rappeler à ceux qui voient dans l'orgue un instrument "sacré".

Au VIIIème siècle on y installe une soufflerie : la machine encombrante et intransportable est remplacée par un système à soufflet, activé par le musicien lui-même. L'orgue est dorénavant un instrument complètement à vent. Plus besoin d'eau pour le faire fonctionner.

Vers l'an 750, époque du Grégorien, l'orgue se répand en occident dans les abbayes, églises et cathédrales. Un clavier remplace alors les tirettes, avec traction mécanique. L'organiste commençe à jouer avec les deux mains, pendant qu'une tierce personne actionne les soufflets, d'abord à la main puis avec un système de pédales. L'orgue fleurit dans les châteaux, salons et lieux de concerts de la noblesse, voire de la haute bourgeoisie.

LE CLAVIER DE L'ORGUE

L''orgue est le premier instrument à clavier de l'histoire. Au début, le clavier était fait de petites lames de bois coulissantes, qui obturaient le trou par lequel arrivait l'air : il fallait chaque fois tirer et repousser la languette pour jouer ou faire taire la note ! L'idée de placer des ressorts de rappel (en roseau ou en métal) est également attribuée à Ctésibios. Il faut attendre le XIIIéme siecle pour voir apparaître l'abrégé et le clavier à touches, qui évolua par une suite d'inventions musicales successives vers le clavier moderne actuel, passant progressivement de 2 à 5 octaves. Les claviers comportent actuellement 61 notes.

ORGUE POSITIF, GRAND ORGUE ET GRANDES ORGUES

Des tuyaux de formes et de dimensions différentes sont mis en place, plus volumineux, avec de nouvelles sonorités. Le "grand orgue" s'installe ainsi au fond de l'église. Le "petit orgue" de chœur, alors récupéré est placé au bord de la tribune sous l'appellation de "positif". C'est alors l'invention des "accouplements" entre les deux instruments, qui permet de jouer avec un seul clavier sur les deux orgues à la fois. Les "grandes orgues" venaient de naître. Aujourd'hui, un orgue peut comporter entre 1000 et 30.000 tuyaux !

LE PÉDALIER D'ORGUE, CLAVIER D'ORGUE SUPPLÉMENTAIRE... POUR JOUER AVEC LES PIEDS !

Puis ce fut la naissance du pédalier d'orgue inventé cours du XIVe siècle, qui permet à l'organiste de jouer avec les pieds de véritables parties musicales.

L'orgue a conquis ainsi au cours des siècles une place de plus en plus prestigieuse, se perfectionnant toujours (soufflerie électrique au XXème siècle, et transmissions pneumatiques ou électriques). Il s'est imposé de par sa majesté et sa puissance, comme l'instrument roi des églises et cathédrales. Le pédalier comporte aujourd'hui 32 notes (depuis environ un siècle).

LE BUFFET DE L'ORGUE

Le buffet de l'orgue apparaît avec pour fonction ornementale de cacher, protéger les nombreux tuyaux intérieurs, le mécanisme de transmission et le sommier. Il joue également un rôle essentiel de "porte-voix" et de résonateur. Le buffet d'orgue possède souvent un rôle décoratif appréciable.

DESCRIPTION, MÉCANISME ET FONCTIONNEMENT DE L'ORGUE À TUYAUX

Grandes Orgues de la cathédrale St Pierre à Genève

Orgue classique moderne : une mécanique complexe
Ici, Jean-Christian Michel à la cathédrale de genève

Nous allons détailler et décrire ici les éléments qui composent le mécanisme de l'orgue. Ensuite nous essaierons d'expliquer son fonctionnement.

L'ORGUE À TUYAUX COMPREND 5 ÉLÉMENTS PRICIPAUX :

LA CONSOLE & LES CLAVIERS

La console de l'orgue est le véritable centre nerveux de l’instrument. Toutes les commandes y sont groupées.

La console comprend principalement un ou plusieurs claviers, le pédalier, les "tirants de registre" ou appels de jeux. À la console se trouvent aussi les combinaisons, les accouplements de claviers, les tirasses d'accouplement de claviers au pédalier, l'éventuelle pédale d'expression, sans oublier le banc situé au dessus du pédalier sur lequel s'assoit l'organiste.

Le clavier de l'orgue à tuyaux comprend aujourd'hui jusqu'à 5 octaves à 61 touches.

LA SOUFFLERIE

La soufflerie de l'orgue, alimentée aujourd'hui par un compresseur électrique ou une turbine, s'est substituée à celle d'antan actionnée par un soufflet et des pédales. L'air comprimé est emmagasiné dans les soufflets ou réservoirs, puis le "vent" est acheminé vers le sommier par une tuyauterie assez compliquée, les canaux porte-vent.

LE SOMMIER

Le sommier de l'orgue est essentiel au fonctionnement de l'orgue. D'une part il gère l'émission de notes et la sélection des registres, mais il est aussi le "plancher" sur lequel reposent les tuyaux. C'est au niveau du "plafond" du sommier que la "gravure" et les "registres" distribuent l’air comprimé aux différents tuyaux. L'orgue peut comprendre un ou plusieurs sommiers : celui du grand orgue, celui du récit, celui du positif...

LA TRANSMISSION

La transmission est le système mécanique qui transfère l'action des touches du (des) clavier au niveau des soupapes du sommier. La transmission peut être aussi pneumatique, électromagnétique ou encore électropneumatique. Beaucoup d'organistes préfèrent la transmission mécanique, dont le toucher est, certes un peu dur, mais plus précis. Il arrive que la transmission se coince sur une note, et on parle alors de cornement.

LES TUYAUX ET LES JEUX DE L'ORGUE

Tuyaux d'orgue, vue sur le sommier

Tuyaux d'orgue, vue de l'intérieur sur le sommier

Les tuyaux de l'orgue liturgique sont des tubes de bois, cuivre, verre, pvc ou ou en étain : ils sont généralement disposés verticalement, apparaissent en façade (montre), mais peuvent se présenter horizontalement "en chamade". La taille des tuyaux s'échelonne du plus long (32 pieds, plus de 10 mètres) et naturellement plus grave, au plus court (1,6 pied) et plus aigu. La longueur du tuyau, exprimée en pied détermine la hauteur de la note émise.

Ce sont les tuyaux d'orgue qui vont émettre le son sous l'action de la pression du vent venant de la "gravure" du sommier.

Les tuyaux de l'instrument fonctionnent comme des "bois" selon le principe du système excitateur et du tube résonnateur. Le son résulte de la mise en oscillations d'un flux d’air, le "vent" à partir, selon le cas, d'un biseau (flûtes) ou de la vibration d'une anche battante (anches, telles que trompettes, clarinette, hautbois, cromorne, bombarde etc.).

Un tuyau comprend une embouchure, un pied, une bouche, des ouïes, des lumières, un biseau, une lèvre, ou un noyau avec son anche en laiton, et un corps qui fait office de résonnateur. Un tuyau bouché par une calotte à son extrémité supérieure, sonne à l'octave inférieure (bourdon).

La majorité des tuyaux de l'orgue, tels la partie immergée d'un iceberg, sont invisibles, et occupent un volume important sur le sommier en arrière de la façade : on en recense de 500 à 8000 selon les orgues !
Les tuyaux sont groupés en jeux. Ils se différencient, comme nous le verrons, en deux grandes catégories : les flûtes ou jeux à bouche, et les anches. Mais avant d'entrer dans le détail de ces deux groupes de jeux, penchons-nous sur le fonctionnement de l'instrument.

L'harmonisation consiste à mettre en consonance tous ces tuyaux, en modifiant d'un poil leur lumière, pour qu'ils "chantent", dans diverses combinaisons, avec le plus beau son possible.

SCHÉMA DE FONCTIONNEMENT DE L'ORGUE À TUYAUX

Schéma de fonctionnement de l'orgue à tuyaux

Schéma de fonctionnement de l'orgue à tuyaux


Une soufflerie électrique ou une turbine a comprimé de l'air qui sera emmagasiné dans les soufflets ou réservoirs (A). Une tuyauterie, les canaux porte-vent (B) achemine le vent vers les sommiers (C) supportant les tuyaux (D). Les soupapes (E) des sommiers, actionnées par des "vergettes", elles-mêmes mues à distance par le clavier et le pédalier (G), envoient le vent dans les tuyaux correspondants par l'intermédiaire de la "gravure". Les lattes percées de trous du "registre" permettent en coulissant de sélectionner un jeu.

Si la mécanique de l'orgue à tuyaux s'est sans cesse perfectionnée au cours des siècles, son principe de fonctionnement n'a pas beaucoup évolué : de l'air comprimé stocké dans un "réservoir" est envoyé sélectivement vers les tuyaux sonores grâce à un système de transmission, à la sollicitation des touches ou des registres choisis : pour cela différents dispositifs vont entrer en jeu :

SOUFFLERIE ET RÉSERVOIRS D'AIR DE L'ORGUE À TUYAUX

Une soufflerie électrique ou une turbine compresse l'air dans un réservoir où le gaz comprimé "le vent" est stocké. Une tuyauterie, nommée "canaux porte-vent" achemine cet air sous pression jusqu'au sommier.

LE SOMMIER DE L'ORGUE À TUYAUX

Le sommier est le gestionnaire central de l’orgue à tuyaux : c'est une grande caisse rectangulaire hermétique, à qui revient la double fonction de gérer la distribution de vent, et de soutenir les tuyaux. Le sommier achemine en effet l’air sous pression aux tuyaux sonores, répondant à l'appel des touches et des registres sélectionnés. Ce dispositif se présente comme un grand caisson étanche, dont la partie supérieure, supporte l'ensemble des tuyaux sonores disposés en rangées parallèles.

À l'intérieur, le sommier se divise en deux volumes superposés, et dont l'un est compartimenté en canaux :

- Un grand container inférieur la "laye", vaste espace sans cloisons, est alimenté en vent sous pression par les "canaux porte-vent".

- Le compartiment supérieur, la "gravure" est un système complexe compartimenté, avec des canalisations, laissant ou non passer l'air des soupapes dans les tuyaux d'un registre sélectionné. Chaque tranche de la gravure" communique avec la "laye" par l'intermédiaire d'une soupape. La "vergette", tringle étroite qui permet d'abaisser la soupape, traverse le sommier via une boursette étanche de cuir souple.

Lorsque la touche du clavier s'enfonce, la soupape s'ouvre, l'air sous pression pénètre dans la "gravure", et va s'engouffrer dans l’ensemble des tuyaux situés au dessus correspondant à la note sélectionnée.

Sommier de l'orgue à tuyaux, schéma coupe transversale

Sommier de l'orgue à tuyaux, coupe transversale

* Les registres permettent de sélectionner un jeu

Le registre est une latte percée de trous qui coulisse entre la table du sommier et la chape.

La "table" percée d'autant d'orifices que de tuyaux, recouvre la "gravure". Une latte coulissante, le "registre" percé de trous rigoureusement identiques à ceux de la table peut coulisser entre elle et la "chape" copie conforme de la table, et qui reçoit l'embouchure des tuyaux.

En glissant, le registre, ouvre ou ferme l'arrivée d'air, ce qui permet la sélection d'un jeu (assortiment de tuyaux produisant le même timbre): lorsque les trous sont en concordance, l'air peut circuler.

* Les soupapes permettent de jouer les notes

L'ouverture des soupapes, commandée par les touches du clavier ou les marches du pédalier, va permettre l'injection d'air dans les tuyaux d'un jeu sélectionné et de faire retentir les sons.

LE MÉCANISME DE TRANSMISSION DE L'ORGUE À TUYAUX

La transmission comprend l’ensemble des pièces qui relient les touches des claviers aux soupapes. Elle a pour objet de transmettre aux soupapes du sommier le mouvement des touche appuyées par l’organiste. Ce mécanisme complexe intègre un grand nombre de pièces, comme "l'abrégé" sorte de système d'aiguillage, des leviers, équerres, tringles, et vergettes. Jadis tout ce dispositif était en bois et assez lourd. Aujourd'hui, grâce aux alliages légers, titane et composites, le 'toucher" est agréable et les orgues à transmission mécanique ne sont pas "durs" à jouer.

- Les registres du sommier actionnés depuis la console par des tirants de registre, font appel au même genre de mécanisme, mais fonctionnent cette fois-ci par "traction".

Nous avons décrit ici la transmission mécanique, la plus répandue, la plus fiable et la plus prisée des organistes pour sa précision et la qualité de son "toucher", mais il existe aussi des transmissions pneumatiques, totalement abandonnées aujourd'hui, des transmissions électromagnétiques qui ont l'avantage de pouvoir éloigner la console du sommier, des transmissions mixtes, mécaniques et électro-magnétiques, et enfin électro-digitales.

LES TUYAUX PARLENT OU SE TAISENT

Les tuyaux de l'orgue fonctionnent comme des "bois", anches ou flûtes, mais à la différence que chaque tuyau ne peut émettre qu'une seule note, d'où la multiplicité de ceux-ci sur le sommier.

Les tuyaux "parlent" lorsque les trous de la table et des registres sont mis en face les un des autres, et que les soupapes correspondant aux notes sont ouvertes : l’air comprimé de la "gravure" traverse la table, le registre et la chape, et s'engouffre dans l'embouchure du tuyau. Lorsque le registre est poussé,au contraire, il bloque le passage de l'air vers les éléments du jeu, et les tuyaux se taisent.

LA CONSOLE DE L'ORGUE À TUYAUX

La console regroupe le clavier, le pédalier, les tirants de registres, et différentes fonctions comme les appels et les accouplements.

C'est installé à ce poste central de commande que l'organiste peut interpréter sa musique. Il lui est possible de "registrer" un ou plusieurs jeux pour chaque clavier : en fonction de la registration, un ou plusieurs tuyaux correspondent à chaque note du clavier.

  JEUX ET REGISTRES DE L'ORGUE À TUYAUX

Tirants de registres et appels de jeux d'orgue à tuyaux

Tirants de registres et jeux d'orgue

Console et pédalier d'orgue à tuyaux

Console de l'orgue à tuyaux et pédalier

Tuyaux d'orgue

Tuyaux d'Orgue en façade (Montre)

JEU D'ORGUE DÉFINITION

Un jeu d'orgue représente un assortiment de tuyaux engendrant le même timbre. On divise ces jeux en deux grandes familles : les flûtes et les Jeux d'anches.

Chaque jeu représente l’équivalent d’un véritable instrument de musique : les tuyaux d’un même jeu, ont le même type de forme, et sont fabriqués avec le même matériau, ce qui détermine leur timbre.

LES FLÛTES OU JEUX "A BOUCHE" : FONDS, MIXTURES ET JEUX DE MUTATION

Les flûtes ou jeux d'orgue à bouche, les jeux de fonds et les jeux de mutations utilisent le principe de la flûte à bec. L'air envoyé à travers une fente du tuyau, "la lumière", va heurter le "biseau", une pièce de plomb qui fera sifflet. La colonne d'air générée dans le corps du tuyau va entrer en résonance, car le tuyau fait office de tube résonnateur.

Selon les lois de l'acoustique, plus le tuyau sera long, plus la fréquence de vibration sera lente et plus le son émis sera grave.

Jeux à bouche d'orgue à tuyaux en façade

Jeux d'orgue à tuyaux à bouche en façade (bois et étain)

Les jeux d'orgue "à bouche" produisent des son doux et flûtés. Ce sont des jeux dont les tuyaux sont le plus souvent en bois de forme carrée, mais il en existe aussi en étain.

Les jeux de flûtes, ou jeux d'orgue à bouche comprennent, sans trop entrer dans le détail, les jeux de fond, les mixtures et les jeux de mutation.

JEUX DE FONDS DE L'ORGUE

Les jeux de fonds de l'orgue, se subdivisent en quatre grands groupes :

- Les "flûtes de l'orgue à taille large" qui englobent flûtes et bourdons.

- Les "principaux" dont la taille est moyenne, sont la base de l'édifice sonore de l'orgue, avec leurs "montres" (tuyaux en façade), prestants, doublettes...

- Les "flûtes bouchées" - Ces flûtes sonnent une octave plus bas que les autres tuyaux du fait qu'elles sont bouchées. Elles comprennent les bourdons et les quintatons.

- Les "Jeux à taille étroite" de l'orgue : ce sont les gambes et salicionals avec leur sons mordants, qui vont jusqu'à rappeler les timbres des instruments à cordes. Certains jeux à taille très étroite, dans l'orgue romantique, vont même pouvoir imiter le violon.

JEUX DE MIXTURES DE L'ORGUE ET JEUX DE MUTATIONS

Les jeux de mutations et mixtures, en se combinant aux fondamentales de l'orgue, vont "éclairer" leurs timbres à la manière d'un rayon de soleil filtrant à travers un vitrail : quinte (ou nazard), tierce, larigot (super quinte), cornets, pleins jeux...

Le cornet fait "parler" simultanément cinq tuyaux exprimant chacune les cinq premières harmoniques naturelles. Ajouté au tutti des jeux d'anches, le cornet constitue le plein jeu.

DEUXIÈME CATÉGORIE DE JEUX D'ORGUE : LES JEUX D'ANCHES

Les jeux d'orgue dits à "anches" fonctionnent à la manière d'une clarinette ou d'un hautbois. L'air fait vibrer une anche. Comme dans la clarinette, le tuyau sert de tube résonateur.

Le timbre des anches est éclatant, riche en harmoniques et donne à l'orgue sa force et sa virilité. Ces jeux sont en étain et comprennent : trompettes, clairon, bombarde, chamades, cromorne, clarinette, hautbois, voix humaine, régale, chalumeau etc. On dit du chalumeau qu'il est un "Jeu d’anche à corps raccourci", car le tuyau est court et se termine par une sorte de renflement.

REGISTRE DÉFINITION

- En musique, le registre définit une certaine étendue de l'échelle musicale (grave, médium, clairon etc.) et par extension, la totalité de l'échelle d'un instrument. Par exemple, la clarinette qui dispose d'un registre de plus de trois octaves, du mi grave au contre-sol suraigu, est l'instrument de musique à vent qui possède la plus large tessiture.

- En ce qui concerne l'orgue, registre a un sens bien particulier, spécifique à l'instrument : il désigne un dispositif, fait d'une latte percée de trous entre la table et la chape, qui permet d'appeler un jeu. En autorisant ou interdisant le passage de l'air, le registre fera parler ou rendra muet un groupe de tuyaux.

À noter que le terme "registre" désigne aussi bien les "tirants de registres" de la console, que la latte forée du sommier qui bouche ou laisse passer l'air dans les tuyaux.

Si on ne compte que deux grandes catégories de jeux d'orgue, flûtes et anches, les registres sont quant à eux au nombre de plus d'une centaine.

La registration consistera à choisir et accoupler avec goût différents jeux, ce qui constitue une véritable orchestation. La palette de registration semble infinie, car il ya a plusieurs milliers de combinaisons de timbres.

REGISTRATION DE L'ORGUE

On appelle registration la combinaison des jeux que l'organiste choisit pour interpréter une pièce d'orgue. L'organiste crée ainsi sa propre instrumentation en combinant ou alternant des jeux tout au long du morceau. Il utilise pour cela les tirants de registre, les accouplements, etc.

La registration est un véritable art, comparable à celui de l'instrumentation proposée par un chef d'orchestre, l’organiste doit d'abord découvrir l'instrument sur lequel il va jouer, et il faut se souvenir que de très nombreux compositeurs étaient organistes.

DIFFÉRENCE ENTRE JEU ET REGISTRE

Si "jeu" et "registre" sont employés usuellement pour désigner les différents timbres de l'orgue, il y a cependant une différence : le jeu désigne l'ensemble des tuyaux produisant le même timbre alors que le registre définit le mécanisme qui permet d'appeler le jeu (tirant de registre de la console, et latte de registre du sommier).

  ORGUE BAROQUE, CLASSIQUE ET ROMANTIQUE

Orgue classique du facteur Clicquot

Orgue classique français construit par Clicquot

L'orgue s'est peu à peu imposé du moyen-âge, en passant par la renaissance, les périodes baroque, classique et romantique, jusqu'à aujourdhui. Différentes écoles ont fait éclore cinq styles de musique dominants : L'orgue français avec Couperin, Clérembault, Louis Marchand, Nicolas de Grigny, Jacques Boyvin ; L'orgue allemand avec Swelinck, Bruhns, Walther, Buxtehude et Jean-Sebastien Bach ; L'orgue italien (clavier splité), avec Frescobaldi, Gabrielli ; L'orgue espagnol (trompettes en chamade) avec Cabanilles, Cabezón, Padre Soler, Correa de Arauxo, Sebastian de Aguilera, et l'orgue anglais avec Haendel, Purcell, Clarke, et Blow.

ORGUE BAROQUE

L'orgue baroque, encore à transmission mécanique, évolue au XVIIe siècle et est parfaitement au point au XVIIIe : instruments à quatre claviers, positif systématique, pédalier de plus de deux octaves (ut à mi), avec flûtes de 8 et anches, mixtures, cymbale, tierces quintes ou nasards, et tuyaux qui descendent à 32 pieds.

De nouveaux claviers vont être mis en place, désormais complets avec bourdons, cornets, pleins jeux, tierces, anches, voix humaine, hautbois et cromorne.

L'époque baroque est avant tout celle de Jean-Sébasten Bach : ce grand organiste qui apprend, auprès du facteur d'orgue J. Balthazar HELD, à construire, à expertiser et à réparer des instruments, apporte de nombreux perfectionnements à l'orgue. Cette période baroque a illustré naturellement de grands facteurs, comme Cliquot et Silbermann. En Espagne apparaissent les tuyaux horizontaux "en chamade".

ORGUE CLASSIQUE

L'orgue classique est l'orgue "à l'état pur", sans fioritures, avec des "vrais" jeux d'orgue : L'orgue classique s'accomplit dans la sobriété de ses flûtes limpides et chuchotantes, de ses anches rugueuses et mâles et de ses plein-jeux clairs et éclatants.

La grande période de l'orgue classique s'étend du XIVe au XIXe siècle. Cette époque met en exergue l'expérience et la maîtrise de ses facteurs d'orgue, François-Henri CLICQUOT et André SILBERMANN.

L'instrument est sans cesse amélioré dans le respect de la rigueur et de la tradition, qui veut qu'un orgue sonne avec puissance en faisant resplendir ses pleins jeux clairs et cristallins...

ORGUE ROMANTIQUE

Clavier d'orgue à tuyaux Cavaillé-Coll

Clavier d'orgue à tuyaux du facteur Cavaillé-Coll

L'orgue romantique, par opposition à l'orgue classique, se veut un succédané de l'orchestre. Disparus, les plein-jeux éclatants, le son austère, rude et puissant des orgues baroques et classiques ! L'orgue romantique vise à atteindre une esthétique symphonique, bien en rapport avec les besoins de l'époque.

L'orgue romantique est marqué par des facteurs comme Paul et Johannes LINK en Allemagne, Joseph MERKLIN, Johann Nepomuk KHUN, et la griffe du célèbre facteur d'orgues Aristide CAVAILLÉ-COLL, qui édulcore avec talent, certes, mais sans doute un peu trop, la personnalité austère et brillante de l'orgue classique.

Un grand mérite de la facture romantique cependant : toute la mécanique est largement améliorée et l'orgue est rendu plus fiable et plus maniable.

Les améliorations de l'orgue du XIXe siècle sont pricipalement la boîte expressive, qui permet de réduire le volume sonore par un système de jalousies pivotantes autour de l'ensemble des tuyaux, les tuyaux harmoniques de double longueur, les tuyaux acoustiques de demi-longueur pour les anches. La soufflerie fournit désormais un vent abondant, régulier, à pression constante. Le levier pneumatique qui semble révolutionner la transmission va être abandonné.

L'ORGUE MODERNE ET CONTEMPORAIN

La révolution du XXe siècle, c'est l'électricité, suivie par celle du XXIe siècle, l'informatique. Toute la mécanique de l'orgue est transformée : les ventilateurs remplaçent les soufflets à pédales, la transmission bénéficie de systèmes électro-magnétiques ou électro-pneumatiques, qui permettent désormais d'éloigner la console de l'instrument.

Le XXe siècle marque par ailleurs un retour à l'authenticité : jeux de fond sobres et limpides, mixtures sans artifices divisées et scintillantes, et anches mâles, claires et précises.

Par ailleurs on s'attache à garder la musique d'une époque liée à l'instrument correspondant. On préserve alors les instruments de chaque temps, on restaure ou reconstitue les orgues anciennes.

Les facteurs d’orgue du XXe siècle continuent à innover que ce soit au niveau de la mécanique, du buffet ou de l'harmonisation. Les ressources de l’électronique et de l’informatique s'intègrent à la facture, multipliant les possibilités de registration et l’automatisation des commandes. Apparition de la transmission électro-digitale.

La facture d’orgue du XXe siècle est marquée des noms de Athanase DUNAND (orgue de l'abbaye de St Victor à Marseille), Edmond Alexandre ROETHINGER et de Victor GONZALEZ qui apparaît aujourd'hui comme le plus important facteur français.

L'ORGUE DU XXIe SIÈCLE ET DU FUTUR : ORGUE À TUYAUX... EN LIGNE !

L'informatique se mêle de plus en plus à l'évolution de l'orgue : des essais sont tentés pour permettre de jouer d'un véritable orgue à tuyaux à partir d'un clavier MIDI, connecté en ligne. L’organiste peut ainsi jouer à distance sur un authentique orgue d''église, équipé lui aussi d'un système MIDI : le son authentique de l'orgue à tuyaux, enregistré numériquement, est alors intégralement restitué sur le lieu du concert en temps réel, par le biais d'un système d'amplification (aie!).

ORGUE À TUYAUX VIRTUEL

L'orgue à tuyaux virtuel combine claviers midi et ordinateur. Il restitue en temps réel (quelques millisecondes), des échantillons de sons stockés sur le disque dur d'un computer muni d'une mémoire vive suffisante. En faisant agir des claviers midi sur des banques de sons d'orgues numérisées samplées, on parvient ainsi créer un orgue "virtuel" capable de donner l'illusion d'un authentique orgue d'église.

FACTEUR D'ORGUE

Un constructeur d'orgues est appelé organier ou facteur d'orgues. Le facteur d'orgue est un artisan ou un fabriquant spécialisé dans la création, la restauration et l'entretien d'orgues à tuyaux. La facture d'orgue, qui nécessite tant la maîtrise de techniques pluridisciplinaires, qu'un savoir mécanique, acoustique et musical poussé, est un métier que seul peu pratiquer un véritable artiste.

En effet, l'élaboration physique déjà très compexe du mécanisme de l'orgue devra être complétée par un art véritable : celui de l'harmonisation des jeux. Dans cette discipline, le facteur d'orgue agit pour rendre lumineux et homogène le timbre d'un jeu sur toute l'étendue du clavier.

La facture d'orgue contemporaine doit exprimer sa capacité créatrice en utisant les nouvelles technologies informatiques et autres dans le respect de la tradition.

Il faut remarquer qu'avec le développement de l'orgue numérique, tout un secteur de "facture électronique" et d'harmonisation informatique est en voie rapide de développement.

LES GRANDS FACTEURS D'ORGUE

L'histoire de l'orgue nous a laissé les noms de quelques grands facteurs d'orgue, souvent issus de longues lignées familiales d'organiers, tels les Silbermann, Schintger, Thierry, Jean de Joyeuse, Isnard, Dallery, Dom Bedos de Celles qui rédigea le premier traité sur la facture d'orgue, "L'Art du Facteur d'orgues", Clicquot, Cavaillé-Coll, Merklin & Kuhn, Link, ou encore Roethinger, Valdebenito et Gonzalez.

LES MAÎTRES DE L'ORGUE ET LA MUSIQUE D'ORGUE

Jean-Sébastien Bach maître de l'orgue

Jean-Sébastien Bach, maître de l'orgue


Vu la richesse de ses jeux, ses fantastiques possibilités de registration, le fait qu'il possède aussi un pédalier, avec la possibilité de jouer une ligne supplémentaire, l'orgue est un instrument prédestiné à la composition et l'orchestration.

C'est pourquoi d'éminents organistes se sont vite révélés de grands compositeurs. Les noms prestigieux de François COUPERIN, Louis-Nicolas CLEREMBAULT, Nicolas de GRIGNY, Girolamo FRESCOBALDI, Antonio PADRE SOLER, Georg Friedrich HAENDEL, organiste de Westminster, Henry PURCELL, Dietrich BUXTEHUDE, Johann PACHELBEL, Jean-Sébastien BACH, organiste de la Thomaskirche de Leipzig, César FRANCK, Gabriel FAURÉ, Camille SAINT SAENS, Louis VIERNE,  Charles-Marie WIDOR, Jehan ALAIN, Maurice DURUFLÉ, Olivier MESSIAEN sont associés à la musique d'orgue et ont jalonné la belle histoire de l'instrument jusqu'à aujourd'hui.

RÉPERTOIRE DE LA MUSIQUE D'ORGUE

La musique d'orgue est une musique spécialement composée, pour être interprétée, comme son nom l'indique, à lorgue. Le répertoire de la musique d'orgue est celui de grands musiciens qui ont écrit des œuvres destinées à cet instrument.

Il faut noter tout de suite, qu'improviser fait partie de la culture des organistes, et qu'improvisation et composition sont deux arts très proches : c'est pourquoi les compositeurs de musique d'orgue sont la plupart du temps des organistes. Parmi eux on relève particulièrement les noms de Titelouse, Frescobaldi, Couperin, Lebègue, Buxtehude, Pachelbel, Grigny, Clérembault, Bach, Haendel, Mendelssohn, Liszt, Franck, Brahms, Saint-Saens, Widor, Tournemire, Vierne, Dupré, Duruflé, Messiaen, Langlais, Litaize, Alain, Guillou, Michel...

JEAN-SÉBASTIEN BACH À L'ORGUE

Bien entendu Jean-Sébastien BACH tient une place à part. Jean-Sébastien BACH est le maître incontesté de l'orgue. Alors qu'il vient d'épouser sa cousine Maria Barbara le 17 octobre 1707 à Dornheim près d'Arnstadt, Jean-Sébastien Bach prend en charge toute la musique de l'église. Déjà expert de l'orgue, il propose toute une série d'améliorations et d'ajustements à apporter à l'instrument de son église.

Virtuose remarquable de l'instrument, formé par le facteur d'orgue J. Balthazar HELD, à réparer, mais aussi construire, et expertiser l'instrument. Non satisfait d'en jouer à la perfection, Jean-Sébastien BACH assimile totalement la facture de l'instrument, et tout au long de sa vie, il sera appelé à expertiser des orgues. Alors JS BACH oblige la technique à évoluer, contribuant ainsi à l'optimisation de l'orgue baroque.

C'est en effet au XVIIIème siècle que la facture d'orgue à transmission mécanique atteint son apogée avec Silberman, et JS Bach va sans cesse adapter l'instrument à son exigence de virtuose et de Maître en proposant de nouveaux claviers ou l'ajout d'un carillon à pédale.

Jean-Sébastien BACH écrivit en quarante années d'innombrables et sublimes pages pour orgue : préludes, fantaisies ou toccatas et fugues, concertos, sonates, chorals passacailles...

Génie incontesté de toute la musique, le Kapelmeister a su donner à chaque forme de composition une perfection sans égale.


PARTITION D'ORGUE

Song-book de partitions orgue et clarinette de Jean-Christian Michel

Song-book de partitions orgue et clarinette


PARTITIONS DES MAÎTRES DE L'ORGUE ET DE COMPOSITEURS MODERNES

Nous vous recommandons comme partitions de musique pour orgue, en priorité celles des maîtres de l'orgue. Les œuvres pour orgue de Jean-Sébastien BACH sont bien entendu à privilégier, car elles son l'Alpha et l'Oméga (Chorals de l'Orgelbüchlein, préludes, fantaisies, sonates, toccatas et fugues, concertos, passacailles... ! ) Plus près de nous, des œuvres de Maurice Duruflé, Jehan Alain, Louis Vierne, Jean-Christian Michel.

PARTITION GRATUITE D'ORGUE

Nombreuses sont les partitions gratuites d'orgue que vous trouverez sur Internet. Elles sont souvent d'excellente qualité et il suffit d'utiliser le bon moteur de recherche (GOOGLE, MSN, YAHOO, AOL, VOILA etc.) en saisissant simplement auteur et titre de l'œuvre.

Méfiez vous cependant des sites qui proposent des partitions gratuites et qui renvoient à des marchands de partitions payantes ! Faute de trouver votre partition d'orgue gratuite sur Internet, il faudra vous résigner à la commander dans un magasin de musique.

PARTITIONS D'ORGUE ET CLARINETTE, ORGUE ET TROMPETTE...

Les partitions de Jean-Christian MICHEL sont écrites pour orgue et clarinette, et largement destinées au concert d'orgue. C'est une écriture moderne et très dynamique que les organistes adoreront, avec une musique tout particulièrement adaptées à l'interprétation en duo, pour ogue et trompette, par exemple.

En effet il y a peu d'écrits musicaux aussi saisissants, significatifs et intelligibles dans toute la littérature pour orgue et deuxième instrument, puisque les thèmes ont été écrits d'une manière simple et moderne pour orgue et clarinette.

Ces partitions sont disponibles à la page :

[ PARTITIONS DE CLARINETTE ].

Le Song-book est un recueil de partitions pour orgue ou piano écrites en Ut. Une transcription pour clarinette ou autres instruments en sib est jointe dans un livret séparé. Dans ce livret, la partie d'orgue a été "contractée" en partie de piano, le plus fidèlement possible sans devenir d'une difficulté insurmontable.
Certains organistes en effet, n’hésitent pas à travailler avec le piano quand ils ont du mal à maîtriser certaines techniques.

PARTITION GRATUITE D'ORGUE & FICHIERS MIDI D'ORGUE

Vous pouvez aussi écouter ou télécharger des partitions et fichiers MIDI d'orgue et clarinette gratuits à la page

[ FICHIERS MIDI DE CLARINETTE ].

* Voir dans "notation musicale" la définition de la partition.


ORGUE ET ÉGLISE

Vitrail-orgue d'église Jean-Christian Michel

Vitraux, Orgue et Église sont associés depuis des siècles


L'ORGUE EST-IL UN INSTRUMENT SACRÉ ?

L'orgue est étroitement associé à l'histoire de l'église depuis le VIIe siècle. Aujourd'hui, rares sont les édifices religieux qui ne possèdent pas leur orgue. De ce fait, un caractère sacré s'est attaché à lui, et pour la plupart des gens, l’orgue est un instrument de musique d’église.

En réalité il n'y a pas lieu de diviniser l'orgue "liturgique" au prétexte qu'il a été adopté par l'Église vers le XIème ou XIIème siècle : car l'orgue n'est qu'un instrument de musique, mais à part entière, somptueux, mais pas sacré !

En remontant l'histoire, on se souviendra que l'hydraule inventé par Ctésibios, servait pour les jeux du cirque. Puis, instrument d’apparat seigneurs au Moyen Age et à la Renaissance, il apparaîtra par la suite dans les salons, théâtres, opéras, salles de concerts, voire dans les cinémas au XXème siècle.

Dans la musique classique chrétienne, toute pièce musicale écrite pour orgue est géneralement considérée comme de la musique sacrée, ce qui est souvent le cas, mais pas forcément obligatoire.

Dans l'église, l'orgue de chœur, (orgue à tuyaux, petit positif, orgue électronique, orgue numérique), ou le grand orgue de tribune, sont installés dans le but premier de permettre à l'organiste d'accompagner les offices religieux : le musicien titulaire de l'orgue d'église est engagé pour l'accompagnement musical de la messe.

Cependant, il se trouve que l'organiste fasse preuve d'un réel talent de musicien et dès lors, l'orgue d'église peu se voir distrait de sa fonction principale d'accompagnement liturgique. L'organiste va l'utiliser pour donner des concerts d'orgue.

L'orgue d'une église est souvent entretenu ou mis en valeur par des associations paroissiales, tels "les Amis de l'Orgue" : ces bénévoles dévoués organisent alors des manifestations artistiques, concerts d'orgue, voire des manifestations qui dépassent largement le cadre du récital d'orgue : concerts de musique sacrée, concerts de musique classique ou autre, qui donnent vie à l'activité culturelle de la paroisse, voire de la ville.

ACCOMPAGNEMENT LITURGIQUE À L'ORGUE

L'accompagnement liturgique se faisait à l'origine avec un petit orgue de chœur, nommé positif. Aujourd'hui, cette harmonisation est réalisée avec l'orgue de chœur, quand il existe encore, aussi bien qu'avec l'orgue de tribune. À noter que la transmission électrique permet aujourd'hui d'installer la console dans le chœur, même si l'orgue est situé à la tribune.

L'orgue à tuyaux est souvent remplacé dans les petites églises par un harmonium, un orgue électronique ou numérique.

CONCERT ET RÉCITAL D'ORGUE

L'orgue de tribune est généralement installé dans le fond de la nef de l'église. La tribune est l'emplacement idéal sur le plan acoustique pour donner un concert d'orgue : l'organiste de l'église ou celui qui est invité donne ainsi ce qu'on appelle un "concert d'orgue", un "récital d'orgue".

Le concert d'orgue est un délice musical qui communique à l'auditoire le mystérieux envoûtement des résonances profondes de l'instrument. Le concert d'orgue en église ou en cathédrale est désormais devenu une tradition. C'est toujours ou presque un concert de musique classique du répertoire d'orgue, mais les années 70 ont connu l'avénement de concerts de crossover jazz-classique avec Jean-Christian Michel, donnés avec un succès considérable.

L'orgue par ailleurs, fait partie des instruments d'orchestre. Nombre de compositeurs l'utilisent dans leur instrumentation. Vu la taille de l'instrument, un concert avec orgue pose toujours quelque problème : llorsque le concert est donné dans une église, l'orchestre peut utiliser l'orgue de tribune... avec les inconvénients que cela comporte, même si la console se trouve dans le chœur : Le délai que demande le son émis par l'orgue pour parvenir aux oreilles des musiciens, implique une synchronisation : une transmission par casque peut s'avérer nécessaire.

Pour cette raison les interprètes préfèrent alors employer l'orgue de chœur s'il y en a un, ou un petit positif portatif. Et à défaut, un orgue liturgique numérique.


AUTOUR DE L'ORGUE À TUYAUX : ORGUE DE BARBARIE, ORGUE LITURGIQUE NUMÉRIQUE, AMIS DE L'ORGUE, POINT D'ORGUE ET ENREGISTREMENT DE L'ORGUE

ORGUE DE BARBARIE

L'Orgue de Barbarie est un instrument de musique à vent, qu'il faut rattacher à la catégorie des orgues à tuyaux, puisqu'il comporte des tuyaux et des jeux. Mais l'orgue de barbarie ne permet pas d'en jouer, puisqu'il n'a pas de clavier ! La "partition" est lue automatiquement par un système mécanique de broches (picots), de cartes perforées, ou de support informatique. L'orgue de Barbarie fait l'objet d'une page que nous vous invitons à consulter.

[ ORGUE BARBARIE ]

ORGUE LITURGIQUE NUMÉRIQUE

L'orgue liturgique numérique ou digital est un instrument électronique qui reproduit le son de l'orgue à tuyaux, grâce à un système de gestion du son amplifié basé sur l'informatique : le son généré n'est pas synthétisé comme dans l'orgue électronique, ou imité, comme dans l'orgue Hammond. C'est un authentique son de tuyau d'orgue qui est enregistré numériquement, ordonnancé sur des claviers et un pédalier, et restitué avec un système d'amplification. Lire la page de description et fonctionnement de l'orgue liturgique digital.

[ ORGUE LITURGIQUE NUMÉRIQUE ]

JOUER DE L'ORGUE

Pour jouer de l’orgue, il est préférable d'avoir acquis auparavant un bon niveau en solfège et au piano. Un pianiste possède déjà l'expérience du clavier, il est habitué à aborder tous les répertoires.

Tout particulièrement pour cet instrument complexe qu'est l'orgue à tuyaux, il est indispensable de prendre des cours : en école de musique ou mieux évidemment au conservatoire. Vous pouvez aussi choisir un professeur particulier d'orgue, un élève en cours supérieur de consevatoire, ou un maître reconnu...

Vous pouvez naturellement vous initier avec des leçons de musique en ligne, mais là, vous serez vite dépassé, et ces cours ne peuvent être qu'un complément à un enseignement suivi.

L'orgue est beaucoup plus ardu à apprendre que le piano, en ce sens qu'il faut jouer une troisième ligne au pédalier. Outre la difficulté d'intégrer à l'interprétation cette écriture supplémentaire de la partition, et de coordoner mains et pieds, il y a toute une technique spécifique du jeu du pédalier : garder talons et genoux rapprochés autant que possible, avec de surcroît tout un apprentissage de "pointe-talon" que seul un professeur saura vous enseigner.

La maîtrise du clavier fait appel à une technique particulière du travail des doigts. Naturellement à ce niveau, l'orgue électronique ou même l'orgue liturgique digital ne vous sera d'aucun secours ! Et puis, viendra le choix des jeux, avec l'utilisation des tirants de registres et autres sélections ou accouplements, sans compter l'art registration... Alors, bon courage à ceux qui veulent opter pour les cours d'orgue en ligne !

AMIS DE L'ORGUE

Les associations d'Amis de l'Orgue sont des bénévoles passionnés de l'orgue. Ils se donnent pour but de mettre en valeur le roi des instrument de leur église, de promouvoir la musique d'orgue, ainsi que les artistes qui s'y consacrent. C'est ainsi que bien souvent, les Amis de l'Orgue se chargent totalement de l'animation musicale de leur église ou cathédrale.

Étant donné l'état souvent désolant des orgues en France, les Amis de l'Orgue se vouent alors à la tâche difficile et généreuse de restaurer l'orgue de leur paroisse. Pour récolter quelques fonds, ces associations organisent des manifestations artistiques de qualité, récitals, concerts et festivals de musique sacrée, dont le "concert d'orgue" est bien entendu souvent la pièce maîtresse.

La Fédération Francophone des Amis de l'Orgue (FFAO) est l'association internationale qui a pour objet de "fédérer les associations d'amis de l'orgue à tuyaux dans le monde".

POINT D' ORGUE - DÉFINITION DU POINT D'ORGUE

Le point d'orgue dont vous entendez parler souvent a un vague rapport avec l'orgue. Ce terme musical exprime un temps d'arrêt qui suspend la mesure, permettant ainsi la prolongation de la durée d'une note ou d'un silence : le terme de point d'orgue se référe certainement au fait qu'une note d'orgue peut être maintenue aussi longtemps que le doigt reste appuyé sur la touche... Le point d'orgue est codifié par le signe [] placé au dessus de la note pour marquer ce temps d'arrêt.

ENREGISTREMENT DE L'ORGUE À TUYAUX

La prise de son de l'orgue à tuyaux est difficile. Mais avec une console portative, un enregistreur numérique et un bon microphone stéréo, il est possible de réaliser un superbe enregistrement. Le but est de capter tous les harmoniques de l'instrument et de trouver le point d'équilibre parfait entre les volumes sonores des différents registres.

Pour ce qui concerne les techniques de prise de son et d'enregistrement professionnels, nous vous conseillons de vous reporter à notre page STUDIO D'ENREGISTREMENT MUSIQUE, afin d'acquérir les bases indispensables, et de bénéficier des acquis de toutes les récentes technologies.

Voir - [ PRISE DE SON DE L'ORGUE ]


LE QUATUOR AVEC ORGUE DE JEAN-CHRISTIAN MICHEL


Concert télévisé du Quatuor avec orgue Jean-Christian Michel

Le "Quatuor avec orgue" de Jean-Christian Michel
en concert télévisé à Hambourg


INITIATION À L'ORGUE DE JEAN-CHRISTAN MICHEL

" On ne peut pas aimer la musique sans aimer viscéralement les sons. Les sons sont le matériau immatériel avec lequel s'édifie la la musique. Les sons m'ont toujours fasciné. Un simple accord de piano, lorsque l'accordeur venait à la maison suffisait pour m'émerveiller...

Enfant, j'ai rencontré la Musique dans la pénombre multicolore des églises, où j'allais m'enivrer d'harmonies bleues chaque fois que je le pouvais. La Musique a vite envahi et transformé ma vie. Des odeurs de cire et d'encens surgissent du passé. Je revois le grand orgue, là-haut, trônant majestueusement à la tribune. Ses tuttis éclatants, ses souffles flûtés ou chuchotants, ses volumes profonds m'envoûtaient. Son apparente et mystérieuse inaccessibilité m'impressionnait.

En même temps, je mourais d'envie d'en savoir plus : Un jour, prenant mon courage à deux mains, je montais l'escalier rejoindre l'organiste... Ainsi, c'est lui qui a guidé mes premiers gestes musicaux et mis mes doigts sur le clavier. Il jouait de la musique, ce qui était pour moi l'expression de l'intelligence suprême... Mais je brûlais d'apprendre et il le savait aussi...

Plus tard, j'ai suivi l'enseignement de la clarinette au conservatoire. Puis ce fut la découverte de la musique de Jazz dans ma prime adolescence : J'ai tout de suite aimé aussi cette écriture et cette culture mythique. Je l'ai étudiée et jouée passionnément parallèlement à la Musique Classique.

HISTOIRE DU QUATUOR AVEC ORGUE - LES ANNÉES KENNY CLARKE

Un jour, j'ai ressenti le besoin d'allier ma culture de musique classique, avec celle de la musique de Jazz. Associer Jazz et musique sacrée répondait à un besoin profond.

J'ai associé à la sonorité éclatante de la clarinette, la majesté, la puissance et la diversité de jeux des grandes orgues. L'orgue assurait le soutien d'un véritable orchestre, avec ses couleurs et ses lumières colorées propres. Contrebasse et percussions (et quelle percussion... celle de Kenny CLARKE !) impulsaient leur pouls en un rythme audacieux et plein de vie.

Alors merveilleusement soutenue dans cet océan d'harmonie, la clarinette pouvait s'exprimer librement, tel le jeu d'orgue du même nom, mais cette fois comme un timbre vivant, palpitant, avec toutes les nuances et l'expressivité que peut faire passer le souffle humain !

Kenny CLARKE recording with Jean-Christian Michel

Kenny CLARKE,
american drummer

Jean-Christian Michel et Monique Thus

Jean-Christian Michel
et Monique Thus

Jean-Christian Michel recording in a church with the american drummer Kenny Clarke

Kenny CLARKE recording with
Jean-Christian Michel

C'est ainsi qu'est né mon premier "QUATUOR AVEC ORGUE" avec Monique THUS, si brillante musicienne à l'orgue, et notre vieil ami Kenny CLARKE avec qui nous avons joué et enregistré pendant plus de 10 ans.

L'ORGUE NUMÉRIQUE ET LES SYNTHÉTISEURS

Le temps s'est écoulé... J'ai voulu par la suite réaliser des orchestrations plus riches, plus savantes et plus complexes. J'ai découvert les possibilités de l'ordinateur, des synthétiseurs, avec leur si évidente justesse, leur merveilleuse commodité d'emploi et leur infinie diversité de timbres.

J'ai passé des années à inventer et à créer des sons, clairs, multidimensionnels, transparents. J'ai réalisé ainsi mon propre orgue liturgique numérique. Un nouvel univers créatif sonore s'ouvrait à moi".

Jean-Christian MICHEL



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VOIR AUSSI : Orgue electronique ------------------------------___ _ ----------__SUITE : Orgue de barbarie

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